Le métier

Le plâtrier est un ouvrier spécialisé qui construit des cloisons en plâtre ou qui enduit avec du plâtre les murs et les plafonds. Il peut aussi être plaquiste ; dans ce cas, il réalise des cloisons sèches.

Le plâtrier intervient à la fin du chantier, lorsque toutes les réalisations de gros œuvre ont été effectuées. Il ne peut commencer son travail avant que la charpente ne soit posée ou que les fondations ne soient fixées.

Son activité principale consiste à monter des cloisons parfaitement lisses et polies pour les peintres ou les menuisiers qui interviendront après lui.

Contrairement au maçon qui s’occupe du gros œuvre et qui est responsable des fondations de la construction, le plâtrier prend à sa charge toutes les cloisons intérieures. Ces cloisons sont non porteuses : leurs objectifs est de séparer les pièces entre elles et non d’assurer le maintien de l’édifice, même s’il est important de les monter sur une surface complètement plane. Le plâtrier s’aide alors d’un niveau d’eau pour vérifier son support. Ces cloisons peuvent être en plaques de plâtre massif ou en panneaux de plâtre cartonnés ; elles seront ensuite peintes ou recouvertes de papier peint par le peintre en bâtiment.

De nouveaux produits font leur apparition sur le marché : cloisons en bois, en métal ou en plastique, plafonds suspendus ou faux plafonds... S’il n’a pas modifié l’esprit même de la profession, cet essor a provoqué des changements : les ouvriers plâtriers sont aujourd’hui de plus en plus qualifiés. Le staffeur-ornemaniste (qui travaille à l’aide de plâtre à moulé armé de fibres végétales) et le plâtrier-stucateur, par exemple (le stuc est un enduit imitant le marbre) sont spécialisés dans la décoration intérieure et dans la réalisation de motifs d’ornementation. Leurs qualités artistiques sont aujourd’hui énormément sollicitées dans les restaurations de monuments historiques ou dans les décorations de magasins ou de salles de spectacle.

Concrètement, le travail du plâtrier commence par la réalisation du plâtre. Poudre blanche à l’origine, il faut l’associer à de l’eau pour donner naissance à cette masse compacte et tendre qui va permettre au plâtrier de travailler. Une fois le plâtre prêt, il le projette mécaniquement pour obtenir des effets de matières ou de crépis. Il peut également procéder à la pose du plâtre grâce à la taloche et au lissage avec la truelle fine. Une touche finale dans les angles sera assurée grâce à la truelle pointue.

L'apprentissage

  • Conditions d'admission : scolarité obligatoire achevée
  • Durée : 3 ans
  • Formation pratique : 4 jours par semaine dans une entreprise, et plusieurs semaines de cours interentreprises au CPMB à Colombier
  • Formation théorique : 1 jour par semaine à l'école professionnelle
  • Titre obtenu : certificat fédéral de capacté (CFC) de plâtrier
  • Possibilité d'obtenir une maturité professionnelle qui donne notamment accès aux Hautes Ecoles Spécialisées (HES)

Vos qualités

  • Aptitudes à travailler de façon autonome
  • Esprit créatif
  • Intérêt pour un travail propre et soigné
  • Absences d'allergies ou de vertiges
  • Aimer la matière

Les perspectives
L’apprentissage n’est qu’une première étape dans la carrière de plâtrier. De multiples possibilités de formation sont offertes :

  • Cours de chef d'équipe : en cours d'emploi. Diplôme de chef d'équipe.

Objectif : Diriger une petite équipe.

  • Cours de maîtrise fédérale : en cours d'emploi. Diplôme fédéral de maître plâtrier (maîtrise fédérale).

Objectifs : Gérer et diriger l'entreprise, créer les projets, établir des devis, étudier le marché.

  • Perfectionnement par modules de formation : après l'obtention du CFC. Différents modules peuvent - après vérification des compétences - conduire à une spécialisation.